Congé maternité : durée, indemnités et droits

Les durées selon la situation, l'indemnisation, les démarches, la protection de la salariée, le congé de naissance et le retour.

Femme enceinte qui travaille sur un ordinateur
Photo : Persnickety Prints sur Unsplash

Combien de temps dure le congé maternité ? Pour un premier ou un deuxième enfant, il est de 16 semaines : 6 semaines avant la date prévue de l’accouchement et 10 semaines après. Il s’allonge à 26 semaines à partir du troisième enfant et davantage pour des jumeaux. La salariée perçoit des indemnités journalières, souvent complétées par l’employeur, et bénéficie d’une protection contre le licenciement.

Voici les durées, l’indemnisation, les démarches, la protection de la salariée, le nouveau congé de naissance et les conseils pour préparer le retour.

La durée du congé maternité

SituationAvant la naissanceAprès la naissanceTotal
1er ou 2e enfant6 semaines10 semaines16 semaines
À partir du 3e enfant8 semaines18 semaines26 semaines
Jumeaux12 semaines22 semaines34 semaines
Triplés ou plus24 semaines22 semaines46 semaines

Une partie du congé prénatal, jusqu’à trois semaines, peut être reportée après la naissance sur avis médical favorable. Un congé pathologique de deux semaines avant la naissance peut s’ajouter sur prescription. La salariée doit cesser de travailler au moins huit semaines au total, dont six après l’accouchement.

L’indemnisation

L’Assurance maladie verse des indemnités journalières égales au salaire journalier de base, calculé sur les trois derniers salaires bruts, diminué des cotisations sociales, dans la limite d’un plafond. Il n’y a pas de délai de carence. Pour y avoir droit, il faut en principe six mois d’affiliation et un minimum d’heures travaillées ou de cotisations.

De nombreuses conventions collectives prévoient un maintien du salaire par l’employeur, totalement ou partiellement. Renseignez-vous auprès des ressources humaines ou dans votre convention collective.

Les démarches

  1. Déclarez votre grossesse à l’Assurance maladie et à la CAF avant la fin de la 14e semaine.
  2. Informez votre employeur par lettre recommandée ou remise en main propre, avec un certificat médical et les dates du congé.
  3. Votre employeur transmet l’attestation de salaire à l’Assurance maladie.
  4. Prévenez-le en cas de report d’une partie du congé prénatal.

Vous n’êtes pas obligée d’annoncer votre grossesse à l’embauche ni pendant la période d’essai.

La protection de la salariée

  • Licenciement : interdit pendant le congé et les dix semaines suivantes, sauf faute grave sans lien avec la grossesse ou impossibilité de maintenir le contrat. Aucun préparatif de licenciement ne peut être engagé pendant le congé.
  • Autorisations d’absence : pour les examens prénataux obligatoires, sans perte de salaire.
  • Changement de poste : possible si l’état de santé l’exige, sans baisse de salaire.
  • Congés payés : le congé maternité est assimilé à du travail effectif et en génère.

Voir les droits du salarié.

Le nouveau congé de naissance

Depuis le 1er juillet 2026, pour les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, chaque parent salarié peut prendre un congé supplémentaire de naissance d’un ou deux mois, à la suite du congé maternité. Il est indemnisé à 70 % du salaire net le premier mois et à 60 % le second, dans la limite d’un plafond. Il peut être pris en une fois ou en deux périodes d’un mois, et s’ajoute au congé parental, qui reste possible. Voir aussi le congé paternité.

Le retour au travail

À l’issue du congé, la salariée retrouve son poste ou un emploi similaire avec une rémunération au moins équivalente. Elle bénéficie des augmentations générales et de la moyenne des augmentations individuelles accordées pendant son absence. Un entretien professionnel lui est proposé à son retour, et une visite de reprise auprès du médecin du travail est obligatoire. Pendant un an, une heure par jour peut être consacrée à l’allaitement.

Un exemple

Clara, comptable, attend son premier enfant pour le 15 mars. Son congé commence le 1er février et se termine le 24 mai. Elle reporte deux semaines du prénatal après la naissance avec l’accord de son médecin, puis prend un mois de congé de naissance indemnisé à 70 %. À son retour, elle bénéficie de l’augmentation générale de 2 % accordée en avril.

Le congé maternité et le contrat de travail

Le congé maternité suspend le contrat sans le rompre. Un CDD n’est pas prolongé par le congé : il prend fin à la date prévue, mais l’employeur ne peut pas refuser son renouvellement à cause de la grossesse. Pendant le congé, la période d’essai est suspendue et reprend au retour. La salariée qui souhaite élever son enfant peut, à l’issue du congé, démissionner sans préavis en prévenant au moins quinze jours avant, avec une priorité de réembauche pendant un an. Elle peut aussi demander un congé parental ou un passage à temps partiel.

Pour le retour, voir la reprise du travail après une absence.

Questions fréquentes

Combien dure le congé maternité pour un premier enfant ?

16 semaines : 6 avant et 10 après la naissance.

Le congé maternité est-il payé ?

Oui, par des indemnités journalières, souvent complétées par l’employeur.

Peut-on être licenciée pendant le congé maternité ?

Non, sauf cas très limités, et jamais à cause de la grossesse.

Peut-on raccourcir le congé ?

Oui, mais 8 semaines d’arrêt au moins, dont 6 après la naissance, sont obligatoires.

Le congé de naissance remplace-t-il le congé parental ?

Non, il s’ajoute à lui.

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