Se faire repérer par un chasseur de têtes
Comment travaille un chasseur de têtes, comment être visible, répondre à un premier contact, le processus et la négociation.
Comment se faire repérer par un chasseur de têtes ? En étant visible là où il cherche : un profil LinkedIn complet avec un titre précis, des réalisations chiffrées et les mots-clés de votre métier, une réputation dans votre secteur et des relations avec quelques cabinets spécialisés. Payé par une entreprise pour trouver un profil rare, souvent déjà en poste, il ne travaille pas pour les candidats. Comprendre son fonctionnement augmente vos chances.
Voici le fonctionnement de l’approche directe, la façon d’être visible, la réponse à un premier contact, le déroulement du processus et les erreurs à éviter. Pour l’entretien avec un consultant, voir l’entretien avec un cabinet de recrutement.
Comment travaille un chasseur de têtes
- Une entreprise le missionne pour un poste précis, souvent confidentiel ou difficile à pourvoir.
- Il définit le profil recherché et identifie les entreprises où trouver des candidats.
- Il recherche des profils sur LinkedIn, dans sa base de données, dans son réseau et par des appels ciblés.
- Il approche les candidats, souvent déjà en poste, par message ou par téléphone.
- Il évalue les candidats intéressés, puis présente une courte liste à son client.
- Il accompagne le processus jusqu’à l’embauche, y compris la négociation.
Le chasseur est rémunéré par l’entreprise, souvent en pourcentage du salaire annuel du candidat recruté. Un candidat ne doit jamais payer un cabinet de recrutement.
Être visible
- Un titre LinkedIn précis, avec l’intitulé de votre poste et votre spécialité. Voir le titre de profil LinkedIn.
- Une section Infos qui résume votre expertise et vos résultats.
- Des expériences détaillées, avec les mots-clés de votre métier et des réalisations chiffrées. Voir les résultats chiffrés.
- L’option indiquant que vous êtes ouvert à de nouvelles opportunités, visible des recruteurs uniquement si vous le souhaitez.
- Une présence dans votre secteur : conférences, associations professionnelles, publications.
- Un réseau entretenu : les chasseurs demandent souvent des recommandations à leurs contacts.
Contacter les cabinets
Vous pouvez aussi prendre l’initiative : identifiez deux ou trois cabinets spécialisés dans votre secteur et votre niveau, et envoyez un message court au consultant qui suit votre domaine, avec votre CV et votre projet. Ils ne vous trouveront pas un poste sur demande, mais vous serez dans leur base pour une future mission. Voir le message à un recruteur sur LinkedIn.
Répondre à un premier contact
Même si vous n’êtes pas en recherche, répondez toujours, poliment et rapidement : un chasseur se souvient des candidats courtois. Vous pouvez :
- accepter un échange pour en savoir plus, sans engagement ;
- décliner en précisant ce qui pourrait vous intéresser à l’avenir ;
- recommander une personne de votre réseau, ce qui crée une relation durable.
Lors du premier appel, posez vos questions : secteur, taille de l’entreprise, missions, rémunération, raison du recrutement. Le nom du client est parfois tenu confidentiel au début.
Le déroulement du processus
| Étape | Ce qui se passe |
|---|---|
| Premier contact | Présentation du poste, intérêt du candidat |
| Entretien avec le consultant | Parcours, motivations, attentes, salaire |
| Évaluations | Tests, prises de références |
| Présentation au client | Le consultant présente une courte liste de candidats |
| Entretiens avec l’entreprise | Souvent plusieurs, avec les décideurs |
| Offre et négociation | Le consultant fait le lien entre les deux parties |
Négocier avec un chasseur
Le consultant connaît la fourchette de rémunération : soyez transparent sur votre salaire actuel et vos attentes, en brut annuel avec la part variable. Il a intérêt à ce que le recrutement aboutisse et vous aide souvent à négocier. Voir le salaire en entretien et notre guide du salaire brut et net.
Les erreurs à éviter
- Ignorer les messages des chasseurs.
- Exagérer ses réalisations : le consultant vérifie les références.
- Négocier différemment avec le consultant et avec l’entreprise.
- Postuler en parallèle au même poste par un autre canal sans le dire.
- Dénigrer son employeur actuel.
Un exemple
Julie, responsable logistique depuis huit ans, met à jour son profil LinkedIn : titre précis, réalisations chiffrées, option indiquant qu’elle est ouverte aux opportunités. Trois mois plus tard, un consultant d’un cabinet spécialisé dans la supply chain la contacte pour un poste de directrice d’entrepôt dans un groupe de distribution. Après deux entretiens avec le consultant et deux avec l’entreprise, elle obtient le poste avec une augmentation de 15 %, négociée avec l’aide du cabinet.
Garder la relation
Même après un processus qui n’aboutit pas, restez en contact avec le consultant : envoyez-lui un message lorsque vous changez de poste, recommandez-lui des profils de votre réseau. Les chasseurs travaillent sur la durée et reviennent vers les candidats qu’ils apprécient. Une relation entretenue avec deux ou trois consultants de votre secteur est un atout pour toute votre carrière.
Chasseur de têtes ou cabinet de recrutement
Le chasseur approche des candidats en poste ; le cabinet traite aussi les candidatures reçues sur annonce.
Être recommandé
Les consultants demandent souvent à leurs contacts de leur recommander des profils : un réseau actif augmente vos chances d’être cité.
Questions fréquentes
Un chasseur de têtes est-il payé par le candidat ?
Non, il est payé par l’entreprise qui le missionne.
Quels profils sont chassés ?
Surtout les cadres, les experts techniques, les dirigeants et les profils rares.
Faut-il répondre si l’on n’est pas en recherche ?
Oui, poliment : la relation peut servir plus tard.
Peut-on contacter directement un chasseur ?
Oui, en ciblant un cabinet spécialisé dans votre domaine.
Le processus est-il confidentiel ?
Oui, les cabinets respectent en général la confidentialité des candidats en poste.
Soyez prêt quand un chasseur vous contacte : gardez votre CV à jour avec CVZeno.
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