Jours fériés : travaillés, chômés et payés

La liste des jours fériés, les règles du 1er mai, le paiement, la journée de solidarité, les ponts et les cas particuliers.

Calendrier mural avec une date entourée
Photo : Eliza Diamond sur Unsplash

Les jours fériés sont-ils travaillés et payés ? La France compte onze jours fériés, mais seul le 1er mai est obligatoirement chômé et payé pour tous, sauf dans les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité, où il est payé double. Pour les autres jours, la convention collective ou l’employeur décide. Chômés, ils sont payés aux salariés ayant au moins trois mois d’ancienneté.

Voici la liste des jours fériés, les règles du 1er mai, le paiement des jours fériés chômés et travaillés, la journée de solidarité et les cas particuliers.

Les onze jours fériés

JourDate
Jour de l’an1er janvier
Lundi de PâquesVariable
Fête du Travail1er mai
Victoire 19458 mai
AscensionVariable
Lundi de PentecôteVariable
Fête nationale14 juillet
Assomption15 août
Toussaint1er novembre
Armistice 191811 novembre
Noël25 décembre

En Alsace et en Moselle, le Vendredi saint et le 26 décembre sont aussi fériés. Des jours fériés supplémentaires existent dans les départements d’outre-mer, notamment pour l’abolition de l’esclavage.

Le 1er mai

Le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé pour tous les salariés. Le chômage de ce jour ne peut entraîner aucune perte de salaire. Dans les établissements qui ne peuvent pas interrompre leur activité (hôpitaux, transports, hôtels), les salariés qui travaillent le 1er mai perçoivent une indemnité égale à leur salaire, soit un paiement double au total.

Les autres jours fériés chômés

Lorsqu’un jour férié est chômé dans l’entreprise, les salariés qui ont au moins trois mois d’ancienneté conservent leur salaire. Ceux qui ont moins d’ancienneté peuvent ne pas être payés, sauf convention plus favorable. Le chômage d’un jour férié ne peut pas donner lieu à récupération. Un jour férié tombant un jour de repos, par exemple un samedi ou un dimanche, ne donne pas droit à un jour supplémentaire, sauf disposition conventionnelle.

Les jours fériés travaillés

En dehors du 1er mai, la loi ne prévoit pas de majoration pour le travail un jour férié. C’est la convention collective ou l’accord d’entreprise qui fixe une éventuelle majoration ou un repos compensateur. Dans certains secteurs, comme la restauration ou la santé, le travail des jours fériés est fréquent et compensé. Vérifiez votre convention collective.

Les jeunes travailleurs

Les salariés et apprentis de moins de 18 ans ne peuvent en principe pas travailler les jours fériés, sauf dérogations dans certains secteurs comme l’hôtellerie, la restauration, la boulangerie ou les spectacles. Voir travailler quand on est mineur.

La journée de solidarité

Les salariés effectuent chaque année une journée de travail supplémentaire non rémunérée, appelée journée de solidarité, pour financer l’autonomie des personnes âgées et handicapées. Elle est fixée par accord ou par l’employeur : souvent le lundi de Pentecôte, mais elle peut prendre la forme d’un autre jour férié travaillé, d’un jour de RTT ou de sept heures réparties dans l’année. Pour un temps partiel, sa durée est proportionnelle. Voir les RTT.

Les ponts

Le pont est un jour ouvrable situé entre un jour férié et un jour de repos, par exemple un vendredi après un jeudi férié. Il n’est pas un droit : l’employeur décide s’il l’accorde. Les heures perdues peuvent alors être récupérées dans les douze mois, sur décision de l’employeur, ou imputées sur les congés ou RTT.

Jours fériés et congés payés

Un jour férié chômé qui tombe pendant les congés payés n’est pas décompté comme jour de congé : il prolonge les congés d’une journée. Voir les congés payés.

Un exemple

Paul, cuisinier dans un restaurant, travaille le 14 juillet et le 15 août. Sa convention collective prévoit, pour les jours fériés travaillés, un jour de repos compensateur ou une indemnité équivalente. Le 1er mai, le restaurant reste ouvert : Paul perçoit son salaire de la journée et une indemnité égale, soit le double.

Jours fériés et temps partiel

Un salarié à temps partiel bénéficie des jours fériés chômés dans les mêmes conditions qu’un salarié à temps plein, s’ils tombent un jour où il aurait dû travailler. S’il ne travaille pas ce jour-là, il ne peut pas réclamer de récupération. Le jour férié chômé est payé pour le nombre d’heures habituellement travaillées ce jour. Pour les jours fériés travaillés, il bénéficie des mêmes majorations prévues par la convention collective. Voir le temps partiel.

Les conditions pour être payé

Pour que le jour férié chômé soit payé, il suffit désormais d’avoir trois mois d’ancienneté dans l’entreprise ; la condition de présence la veille et le lendemain a été supprimée par la loi pour le paiement des jours fériés. Les intérimaires bénéficient du paiement des jours fériés chômés dans l’entreprise utilisatrice, sans condition d’ancienneté. Si votre convention collective fixe des règles plus favorables, elle s’applique.

Questions fréquentes

Combien y a-t-il de jours fériés en France ?

Onze, plus deux en Alsace-Moselle.

Le travail un jour férié est-il payé double ?

Seulement le 1er mai par la loi ; pour les autres jours, cela dépend de la convention.

Un jour férié chômé est-il payé ?

Oui, pour les salariés qui ont au moins trois mois d’ancienneté.

Qu’est-ce que la journée de solidarité ?

Une journée de travail non rémunérée par an, souvent le lundi de Pentecôte.

Les ponts sont-ils obligatoires ?

Non, l’employeur décide s’il les accorde.

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